Le DEF, session de juin 2010
L’année scolaire 2009-2010, malgré quelques perturbations provoquées par les enseignants dans le dessein de la revalorisation de leur profession, s’est achevée dans le calme. Les différents examens de fin d’année se sont déroulés normalement aux périodes indiquées. Cependant, l’examen du certificat de fin d’études primaires communément appelé « CEP » a été supprimé cette année et cela résulte des recommandations du forum national sur l’éducation.
Du 14 au 16 juin dernier, se sont déroulées les épreuves de l’examen du DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales en fin de 9ème année). A la proclamation des résultats mi juillet 2010, sur 153537 candidats ayant composé, 50500 ont été déclarés admis, soit un pourcentage de 32,89% contre 64% en 2008-2009. Quelles sont donc les causes de cette mauvaise performance au plan national ?
Les avis sont partagés, mais force est de reconnaître que l’école malienne souffre depuis plus d’une décennie à cause d’une part, des multiples réformes opérées durant la période, du laxisme des responsables en charge de l’éducation, et d’autre part de l’effritement de la responsabilité parentale, de la dévalorisation de la profession enseignante et de l’attentisme des élèves…
S’agissant des résultats du DEF session de juin 2010, la mauvaise performance, selon une source officielle, serait due aux réformes engagées par le département du ministère de l’éducation au niveau de l’enseignement fondamental, secondaire général, technique et professionnelle. Ces réformes ont visé entre autres, la suppression de l’examen du CEP et le rajout de certaines matières au DEF et Baccalauréat d’où l’introduction des matières d’évaluation : sciences naturelles, histoire et géographie, éducation civique et morale, éducation physique et sportive. L’arrêté N°10-0061/MEALN en date du 19 janvier 2010, institue les changements ci-dessus mentionnés.
L’objectif assigné est de concourir à une meilleure préparation des élèves maliens en vue de leur permettre d’être au rendez vous de l’excellence dans la sous région ouest africaine.
A chacun de jouer sa partition de façon pleine et entière voire harmonieuse afin de relever ce défi.