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Le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique !
Ci-contre la situation du paludisme sur le continent africain (sources Organisation Mondiale de la Santé - 1999 ; Institut Pasteur). Le paludisme est endémique dans les régions tropicales et subtropicales.
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Il tue aussi entre 1 et 3 millions de personnes par an, selon les estimations de l'OMS. Deux milliards d'individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés et on estime à 500 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année. L'Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de paludisme recensés dans ces zones tropicales.
Le paludisme est transmis à l'homme par la piqûre d'un moustique femelle, du genre Anophèles, elle-même infectée après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. Les mâles ne piquent pas.
La transmission de Plasmodium d'un homme à un autre se fait donc par l'intermédiaire du moustique, le principal en cause étant Anopheles gambiae sur le continent africain. Il existe un seul cas de contamination inter-humaine directe, lorsqu'une femme enceinte infectée contamine son enfant par voie transplacentaire.
Une des difficultés majeures dans la mise au point d'un vaccin contre Plasmodium est, qu'au cours de sa vie, le parasite passe successivement par plusieurs stades avec des phases d'intense multiplication asexuée chez l'homme (dans les cellules du foie -phase hépatique - puis dans les globules rouges du sang - phase érythrocytaire) et une phase de reproduction sexuée suivie de multiplication, chez l'insecte. Chaque stade se termine par la libération d'un parasite d'une forme différente, donc porteur d'antigènes différents et induisant des réponses immunitaires différentes, ce qui complique d'autant la mise au point d'un vaccin.
Parrainage agit dans l'une des zones les plus impaludées au monde : l'Afrique subsaharienne. La région de Sikasso, souvent appelée "le grenier du Mali", reçoit deux à trois fois plus de pluie que le reste du pays ce qui permet plusieurs récoltes par an. Néanmoins, l'humidité importante, l'insalubrité des lieux de vie, le manque d'information, de sensibilisation et de moyen pour la mise en place de campagnes de démoustication efficaces, la non utilisation généralisée de moustiquaires (imprégnées ou non) et le coût des traitements antipaludéens rendent la lutte contre ce fléau particulièrement difficile.
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